
"La modernisation de notre système pénitentiaire est en marche. Le contrat que nous allons signer s'inscrit dans cette politique, il permet de concevoir la prison de demain", a estimé Rachida Dati en présentant le contrat qui délègue à Bouygues à la fois la conception, le financement, la construction, la maintenance et la gestion des services dans les 3 nouvelles prisons qui seront construites à Nantes, Lilles et Réau (Seine et Marne).
Aux termes de ce contrat, l'Etat deviendra propriétaire des prisons dans 27 ans. Il paiera entretemps un loyer de 48 millions d'euros annuels pour les trois établissements au leader mondial du BTP.
Bouygues gèrera la restauration, la blanchisserie, l'entretien et le nettoyage mais prendra aussi en charge la formation professionnelle ou le travail pénitentiaire et participera à l'accueil des familles.
L'Etat conservera la direction des prisons et la gestion des personnels de surveillance, ainsi que les tâches de réinsertion et de suivi des détenus.
Ce contrat intervient alors que les 190 établissements pénitentiaires français connaissent un niveau de surpopulation historique avec 62.094 détenus au 1er février pour 50.557 places, selon les chiffres officiels de l'administration pénitentiaire. La chancellerie espère résoudre le problème notamment par de nouvelles constructions.
C'est vrai "ensemble tout devient possible"...









2 Comments:
Moi je dis qu'on est mal barré !
Avec les autoroutes qu'il a privatisé, l'Etat aurait peut-être pu se les payer tout seul ces belles prisons...
Le lien
http://moourl.com/n294g
L'article
"Gardien de prison jugé pour agression sexuelle
Il est accusé d'avoir agressé une collègue de travail au centre pénitentiaire de Ploemeur lors d'une soirée très arrosée.
Les faits sont longtemps restés secrets. C'est par la voie syndicale qu'ils sont finalement parvenus aux oreilles de l'administration pénitentiaire, puis de la justice, en juin 2007. Ils remontent à la nuit du 5 au 6 avril 2006. Ce soir-là, une surveillante de prison effectue son premier service au centre pénitentiaire de Ploemeur, où elle vient d'être mutée.
La soirée, selon la jeune femme, est très arrosée. « La plupart des gardiens avaient bu », raconte-t-elle dans une lettre adressée à sa hiérarchie. D'après elle, trois bouteilles de whisky, du vin et de l'eau-de-vie sont consommés par ses collègues.
C'est au cours de ces libations - une sorte de bizutage - qu'elle accuse un gradé de l'avoir agressée sexuellement. Dans une salle de repos, tout d'abord, puis à la cafétéria. « Il titubait, tellement il avait bu », dit la victime. L'enquête, menée par la Police judiciaire de Rennes, a abouti au renvoi en correctionnelle de ce surveillant de prison, qui a depuis été suspendu.
« Le shérif »
« Je n'avais aucune intention de l'agresser sexuellement », s'est défendu cet homme de 47 ans, hier, devant le tribunal de Lorient. Il reconnaît quelques mains déplacées, et une tentative de baisers volés, mais minimise : « J'ai été un peu insistant, mais c'était pas méchant. »
« Est-ce un comportement normal pour quelqu'un qui est gradé dans un centre pénitentiaire ? Je ne pense pas. Vous, qui vous vous faisiez appeler le shérif, déshonorez la profession », l'a fustigé la procureure, Fabienne Bonnet. Estimant l'agression « parfaitement constituée », elle a requis 18 mois de prison avec sursis et indiqué qu'une inspection générale était en cours à la prison pour les excès d'alcool, qui ne sont « pas nouveaux ». « Il y a eu des gestes à caractère sexuel, mais pas d'agression. C'est désagréable mais ce n'est pas un délit », a plaidé l'avocat de la défense, Me Guillon. Il a demandé la relaxe.
Le tribunal rendra sa décision le 18 mars.
Jean-Baptiste GAUDEY.
Ouest-France"
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